Etre l’élève modèle nous a ouvert les portes des écoles, assuré des diplômes, promis une belle carrière et pourtant cela peut aussi nous jouer bien des tours, que ce soit dans notre vie professionnelle et personnelle.

Comment ça le syndrome de la bonne élève ?

La bonne élève fait ses devoirs, apprend ses leçons, travaille, fait des fiches de révision, aucune consigne ne lui a échappé, elle collectionne les images en primaire, les bonnes notes par la suite. Elle écoute, elle exécute, elle obéit. Elle recherche les bonnes notes, les félicitations du jury, des parents, bref d’une figure d’autorité.

Vous voyez Hermione Granger ? Ben c’est tout elle!

Syndrome de la bonne élève, les symptômes:

  • Elle se conforme aux attentes,
  • Elle est perfectionniste, faire toujours plus, faire toujours mieux, exigences maximum
  • Elle a peur de décevoir
  • Elle a de la la difficulté à se positionner et à dire non, par peur de blesser, par peur de décevoir.
  • Elle recherche la reconnaissance. Sur les bancs de l’école c’était facile, une bonne note, une bonne appréciation du professeur ou une mention venaient certifier le « bon travail effectué ». C’est déjà moins évident dans le monde de l’entreprise et dans la parentalité, n’en parlons même pas. En tant que maman, on a rarement un « well done » à la fin de la journée.

La bonne élève a tendance à faire passer les intérêts de tout le .monde avant les siens. Tiens, ça ressemble beaucoup à une maman sur le point de craquer…

La bonne élève, bonne candidate pour le burn out ?

Bien souvent oui ! Burn out professionnel et/ ou burn out parental. Dans les deux cas, les mécanismes sont les mêmes.

Ecrasée par la pression sociale, les attentes, les injonctions, poussée à remplir sa bibliothèque de livres sur la parentalité bienveillante, l’éducation positive, la communication non-violente, avec cette quête illusoire d’être la maman parfaite, elle dit oui à toutes les tâches, à toutes les activités, c’est un fonctionnement très anxiogène au quotidien, tout cela dans l’espoir qu’on reconnaisse son travail et ses qualités.

Comme la bonne élève d’antan passait ses récréations à étudier, la maman à deux doigts de craquer ne s’autorise pas à faire des pauses, à faire des choses pour elle rien que pour elle, juste pour se faire plaisir.

Souvent la bonne élève gère longtemps et seule dans son coin, elle n’a pas appris sur les bancs de l’école à oser exprimer ses ressentis, à prendre la parole sans qu’on lui la donne, elle n’a pas appris à dire non, elle n’a pas appris à tester, à oser. Elle n’a pas appris à affirmer ses choix en particulier quand ceux-ci sont différents de ceux qu’elle considère comme figures l’autorité.

Comment s’en sortir ?

  • Se donner la permission : de ne pas suivre certaines règles, de dire non, d’oser quelque chose de nouveau
  • Définir des priorités et verbaliser tes besoins (les priorités qui vont t’aider à te sentir mieux et à sortir de l’impasse dans laquelle tu es)
  • Faire preuve de tolérance envers soi-même, on a tous des faiblesses, c’est humain, accueille les sans dramatiser.
  • Apprendre à dire non ou apprends à te dire oui, à te choisir. Non, cela ne fera pas de toi une mauvaise personne.
  • Prendre le risque de décevoir. Souvent on se fait des films sur les réactions que les autres pourraient avoir, alors on n’ose pas dire, on n’ose pas faire ce qui nous tient pourtant à cœur.
  • Croire en soi. Crois d’abord en toi, en tes valeurs, tes qualités, ton travail. Crois en tes compétences, crois en tes ressources. C’est à toi de reconnaître tout ça en premier.

Est-ce que c’est si facile ?

Comme pour tout comportement bien installé depuis des années, cela demande du temps, cela demande de s’observer et de réajuster, de se confronter à des peurs. Fort heureusement c’est faisable, à la portées de tous, mais garde à l’esprit que l’évolution n’est pas forcément une ligne droite.😉