Est-ce que tu t’es déjà senti découragé(e) en essayant d’être parfait(e) dans ce que tu entreprends ? T’es-tu déjà critiqué(e), (ou même pire : puni(e)) parce que tu n’as pas fait aussi bien que ce que tu espérais d’entreprendre la tâche en question ou que Untel? Est-ce que toi aussi tu la ressens cette pression de la quête de perfection ???

Et si plutôt que de chercher la perfection on cherchait à faire de notre mieux, ça changerait quoi ? Comment tu te sentirais ?

Faire de son mieux: un curseur en constante fluctuation

L’influence de mon énergie du jour

Le «de ton mieux » d’aujourd’hui est différent du «de ton mieux » de demain. Le « de ton mieux » avec 39° de fièvre est différent du « de ton mieux » quand tu es en pleine forme, En fonction d’un emploi du temps, des imprévus le curseur du « de mon mieux » bouge. Dans ma vie de maman, il y a des mercredi où faire « de mon mieux » c’est aller à la piscine avec les enfants, et préparer des crêpes pour le goûter en rentrant de la piscine, certains le « de mon mieux » c’est une partie de UNO et des fois c’est juste ne pas leur hurler dessus même si j’en ai plus que ras le bol de leur chamailleries.

Un cheminement – on fait de son mieux de mieux en mieux

Le « faire de son mieux » est un cheminement propre à chacun et qui prendre compte de là où on en est rendu aujourd’hui.

Prenons l’exemple de 2 personnes qui veulent faire plus d’activité physique en faisant de la course à pied.

Pour la première personne qui n’est pas sportive et débutante, « faire de son mieux » pour elle c’est peut-être débuter par courir 2 km 2 fois par semaine, et d’augmenter en distance et en fréquence progressivement.

La seconde personne fait déjà 2 séances de musculation par semaine et court déjà régulièrement- son « de son mieux » ne sera évidemment pas le même que pour la précédente.

Le « de son mieux » est variable et c’est OK.

Faire de son mieux, juste milieu entre pas assez et trop

Accepter que le niveau de « de mon mieux » fluctue et composer avec en faisant au mieux cela ne veut pas dire faire « moins » ou faire trop. Ça demande de faire juste. Juste par rapport à moi, mon énergie, mes engagements, etc…

Loin de moi l’idée de se servir « j’ai fait de mon mieux » d’une excuse pour ne pas avancer.

« Faire de son mieux » est une ligne conductrice qui à la fois nous tire vers le haut, nous pousse à concrétiser des objectifs, à développer des compétences, à se développer et à la fois nous rappeler qu’il est essentiel de faire preuve d’auto bienveillance et d’auto-compassion.

Si je fais moins que le « de mon mieux » du jour, je vais me juger, ressentir de la frustration, etc… Si je fais plus que le « de mon mieux », je peux m’épuiser, m’énerver, pour un résultat qui ne sera peut –être pas folichon non plus.

Une approche positive et orientée sur les progrès

En acceptant de faire de notre mieux et d’effectivement faire de notre mieux on est dans une dynamique positive, dans une dynamique où on regarde ce qu’on fait et nos progrès plutôt que ce qu’on n’a pas fait en se jugeant et en se critiquant. Cela permet de se lâcher la grappe d’une part et de prendre du recul face à la comparaison.

Si tu es du genre à constater régulièrement que tu ne vas pas au bout de ta do list et que cela te mine, transforme là en did it list et tu constateras que tu ne seras pas dans le même mood, la to do incomplète est dans une logique de manque et la did it va te rendre satisfait(e) voir fièr(e) de tout ce que tu as accompli.

C’est aussi une approche qui remet ton positionnement en perspective, à te concentrer sur ce sur quoi tu as le contrôle et à lâcher prise avec le reste.

4e accord toltèque : « Fais toujours de ton mieux »

Faire de son mieux c’est aussi un moyen d’éloigner le critique intérieur (« t’es nul(e), tu aurais pu faire mieux », ben non ! Parce que si tu avais pu, tu l’aurais fait !!) et aussi la victime derrière laquelle on serait tenté(e) de se cacher (« ce n’est pas ma faute »…)